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Comment assurer la sécurité d’une piscine naturelle ?

L’installation d’un dispositif de sécurité permet d’éviter tout risque de noyade accidentelle dans une piscine naturelle. Il s’agit-là d’une obligation légale pour la majorité des piscines de plein air. Cependant, est-ce également le cas pour les piscines biologiques ? Que dit la loi à ce sujet ? Et quels sont les équipements permettant d’optimiser la sécurité de son espace de baignade écologique ? Voici quelques éléments de réponse. 

Que dit la loi sur la sécurité d’une piscine naturelle ?

La loi « sécurité piscine »

Depuis janvier 2004, et la mise en application de la loi « sécurité piscine » du 3 janvier 2003, les propriétaires de piscines privées ont l’obligation d’installer un dispositif de sécurité pour sécuriser leur bassin de nage. Le but est de prévenir tout risque de noyade accidentelle de jeunes enfants.
Cette mesure légale s’adresse à tous les bassins de plein air, et ce, que la piscine soit conçue pour un usage privé ou collectif. De ce fait, un particulier qui possède un espace de baignade dans son jardin, un hôtel ou les clubs de vacances sont tous concernés par cette loi.
En pratique, certaines structures ne sont pas concernées par la loi « sécurité piscine ». Cela est notamment le cas des piscines hors-sol, des piscines gonflables, des piscines démontables mais également des piscines biologiques.
Or, 30 cm d’eau peut suffire pour noyer un jeune enfant. De ce fait, s’il n’y a aucune obligation légale à sécuriser sa piscine naturelle, cela est utile ne serait-ce que pour des raisons de précaution ou pour anticiper les futurs changements de législation.

Les équipements de sécurité « traditionnels »

Pour protéger les enfants contre les dangers que représente une piscine non-surveillée, la loi prévoit quatre types d’équipements de sécurité : la barrière de piscine, l’alarme de piscine, la couverture de piscine ainsi que l’abri de piscine.
Ces équipements pour piscines traditionnels sont soumis à des normes de sécurité très strictes. Cela permet de garantir leur efficacité. Ainsi, avant tout achat, il est conseillé de vérifier leur conformité vis-à-vis des normes actuellement en vigueur :
  • La barrière de protection est ainsi soumise aux dispositions de la norme de sécurité NF P90-306 ;
  • L’alarme de piscine doit respecter les directives de la norme de sécurité NF P90-307 ;
  • Les couvertures de sécurité sont soumises aux directives de la norme de sécurité NF P90-308 ;
  • Les abris de piscine doivent, quant à eux, respecter les dispositions de la norme de sécurité NF P90-309 pour être considérés comme des équipements de sécurité.
Il faut savoir que sans ces homologations, l’équipement ne sera pas considéré comme étant un dispositif de sécurité.

Comment sécuriser une piscine naturelle ?

Choisir un équipement de sécurité pour piscine naturelle est loin d’être une tâche aisée. En effet, il faut prendre en considération l’aspect sécuritaire, sans toutefois perturber l’équilibre biologique du bassin. Ces contraintes réduisent les options de sécurité.
D’une manière générale, seuls deux équipements permettent d’allier sécurité et préservation de l’écosystème d’une piscine biologique : l’alarme de sécurité ainsi que la barrière de sécurité. Chacun de ces deux dispositifs présente ses propres avantages et inconvénients.

L’alarme de sécurité

Comme son nom l’indique, l’alarme de piscine émet un signal lorsqu’un enfant s’approche de la piscine, ou tombe dans l’eau. Cette solution a l’avantage d’être discrète et préserve ainsi l’esthétique de la piscine et du jardin.
Il existe deux dispositifs d’alarme homologués pour sécuriser une piscine biologique : l’alarme périphérique et l’alarme immergée.

L’alarme périphérique

L’alarme périphérique se compose de plusieurs bornes qui sont installées tout autour du bassin biologique. Ces dernières sont reliées entre elles par des faisceaux infrarouges. Cela permet de créer un espace de sécurité virtuel tout autour de la piscine.
Lorsqu’un enfant franchit la barrière infrarouge, il coupe le faisceau. Cet événement déclenche la mise en marche d’un avertisseur sonore. Un adulte a ainsi le temps d’intervenir avant que l’enfant ne s’approche trop près de l’espace de baignade.
L’alarme périphérique permet ainsi de prévenir les chutes éventuelles. L’adulte peut ainsi intervenir plus tôt, ce qui amoindrit les risques de noyade. Ce dispositif n’est pas sensible au vent, et il s’avère plutôt facile à installer.
Cependant, l’alarme périphérique n’est pas dépourvue d’inconvénient. Il faut notamment savoir que ces appareils ne peuvent pas faire la distinction entre un enfant et un animal domestique. Elles peuvent ainsi se déclencher de manière intempestive dès qu’un animal s’approche de la piscine.

L’alarme immergée

L’alarme immergée se déclenche lorsqu’un corps tombe dans l’eau. Ces appareils se composent d’une ou de plusieurs sondes immergées qui sont reliées à une centrale qui gère l’ensemble du dispositif de sécurité.
Les alarmes à détection de chutes mesurent continuellement les oscillations de l’eau. Dès que les mouvements de l’eau dépassent un certain seuil de tolérance, l’alarme en déduit qu’un enfant est tombé à l’eau. Elle déclenche alors le signal d’alerte.
Les alarmes immergées, telles que l’alarme de piscine Maytronics Aqualarm V2 (réf : AQUALARM) ont l’avantage d’être très discrètes visuellement. Elles ne sont pas très chères. Leur prix se situe aux alentours des 200 à 300 €.
Cependant, il faut savoir que ces appareils n’ont aucune fonction préventive. Lorsqu’elles se déclenchent, il faut agir rapidement, puisque cela signifie qu’il y a eu une immersion dans l’eau. Certains événements tels qu’un vent trop puissant peuvent déclencher l’alarme de manière intempestive.

La barrière de sécurité

La barrière de sécurité est probablement l’option la plus performante pour sécuriser une piscine biologique. En effet, elle crée un obstacle physique infranchissable pour un jeune enfant. Cela va ainsi éviter qu’il ne tombe dans l’eau par inadvertance.
Les barrières de sécurité pour piscine se présentent sous la forme d’un garde-corps qui entoure l’espace de baignade. Ces équipements de sécurité doivent également respecter certaines caractéristiques pour être homologués :
  • Hauteur : elles doivent s’élever à au moins 122 cm au-dessus du sol ;
  • Garde au sol : moins de 25 mm ;
  • Espacement entre les barreaux : entre 45 et 102 mm ;
  • Solidité : elles doivent résister à un choc de 50 kg ;
  • Verrouillage : deux système d’ouverture indépendant à choisir parmi la poignée, le verrou, le taquet ou le cylindre ;
  • Matériau : la barrière doit être lisse pour éviter tout risque de coupure.
Les barrières de sécurité peuvent se présenter sous trois formats différents : la barrière fixe, amovible et escamotable.

La barrière de sécurité fixe

La barrière de sécurité fixe est une installation permanente, qui est fixée au sol. Il n’est donc pas possible de les démonter. Ces équipements de sécurité peuvent être classés en deux catégories :
  • La barrière aérée qui possède des barreaux ou un grillage ;
  • La barrière pleine qui est composée de panneaux en bois, en métal ou en verre. Cela est notamment le cas de la barrière de sécurité Aquatic Serenity Oceanix (réf : FIC60328124216)

La barrière de sécurité amovible

La barrière de sécurité amovible est une installation temporaire. Cela est le cas de la barrière de sécurité démontable Beethoven Prestige (réf : FIC50220192020).
Ce dispositif de sécurité peut être mis en place lorsque des enfants sont de passage, ou lorsque le propriétaire de la piscine s’absente de son domicile. Il est possible de les retirer pour accéder plus facilement au plan d’eau, lorsque la piscine est utilisée.

La barrière de sécurité escamotable

La barrière de sécurité escamotable peut être couchée au sol lorsque la piscine est en service. Il est ensuite possible de le relever pour assurer la sécurité du plan d’eau une fois la baignade terminée. La montée de la barrière peut se faire automatiquement ou manuellement.

Qu’en est-il de la couverture et de l’abri de piscine ?

La couverture de sécurité et l’abri de piscine sont des solutions très efficaces pour sécuriser une piscine traditionnelle. Cependant, ils ne sont pas compatibles avec les piscines biologiques, dans la mesure où ils peuvent perturber l’équilibre de l’écosystème qui est mis en place dans le lagon.
En effet, il faut savoir qu’une couverture de sécurité, est souvent opaque. Cela est notamment le cas de la couverture de sécurité à barres Walter Walu Pool Evolution 4 (réf : FIC50621202502). Elle empêche le passage des rayons du soleil, qui est pourtant nécessaire au développement des micro-organismes présents dans la piscine.
Les couvertures de piscine transparentes, ainsi que les abris de piscine peuvent également augmenter la température de l’eau. Cela est un atout pour nager dans de meilleures conditions. Cependant, au-delà d’un certain seuil – 25 °C – une eau trop chaude peut provoquer un phénomène d’eutrophisation, ce qui correspond au déséquilibre de l’écosystème du lagon.
Or, l’écosystème biologique du lagon est une condition indispensable pour garantir la qualité de l’eau de baignade. Les plantes, la faune et les micro-organismes vivant dans le lagon sont choisis avec soin pour assurer la filtration et l’épuration de l’eau. Un déséquilibre peut alors favoriser le développement de bactéries et microorganismes nocifs pour les baigneurs.

De ce fait, ces équipements de sécurité ne peuvent être installés que si la piscine naturelle possède un système de filtration déporté. Il faut éviter de couvrir la zone de lagunage.
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